Le début de la suite !

Publié le par Fred

Cette critique porte sur Le Fou et l'Assassin, le premier tome de la nouvelle série de Robin Hobb qui fait suite à l'Assassin Royal (critique de cette série à venir prochainement). Un roman de fantasy médiévale d'envergure (près d'une vingtaine de tomes appartenant à différent cycles du même univers) à l'ambiance sombre et dramatique.

Vous n'avez pas encore lu les autres livres du même univers ? Ce n'est pas grave, ce tome est une introduction en lui même au nouvel univers, et suffisamment de rappels et d'explications sont présents si vous débutez l'histoire par ce tome. Et sinon vous serez heureux de suivre la suite de cette saga multi-générationnelle

En bref : Fitz Chevalerie est, comme son nom l'indique un bâtard. D'origine royale histoire de bien lui compliquer la vie. Après avoir vécu de nombreuses aventures comme instrument de l'ombre aux service des précédents rois (grand père, oncle et cousin respectivement !) il n'aspire qu'au repos avec Molly, l'amour de sa vie. Le Fou, son inséparable compagnon de jeunesse est depuis longtemps parti vivre de son côté. Hélas pour Fitz, on ne se sépare jamais vraiment de ses responsabilité quand on a été assassin, héros et bête noire pourchassée par tous, et les ennuis sont de retour...

Fan absolu de l'Assassin Royal un peu déçu par les autres œuvres de R. Hobb c'est avec le plus grand plaisir que j'ai abordé ce nouveau tome des aventures de Fitz Chevalerie, le bâtard assassin revenu d'entre les morts pour aider les LoinVoyants à protéger le royaume à de nombreuses reprises.

Le style est toujours le même comme dans les autres romans, très sombre, avec un personnage principal à la limite de la dépression (comment l'en vouloir au vu sa vie semée d'embûches ?!), l'inquiétude et la paranoïa de celui qui sait que le temps de tranquillité qu'il dispose avec sa famille n'est qu'un répit. Tôt ou tard on fera appel à lui ou l'on tentera d'éliminer celui qui en sait trop !

L'histoire est centrée sur Fitz et sa femme Molly, lui toujours inchangé à cause de la magie tandis qu'elle subit petit a petit les ravages du temps. C'est avant tout une histoire d'amour éternel dans ce tome plus que les autres, mais les complots, manigances et secrets ne sont jamais très loin.

A intervalle réguliers R. Hobb nous livre des tomes d'introduction et celui-ci en est un. Il se passe en effet pas mal de choses, mais moins que l'on pourrait l'espérer quand on est aussi avide que je le suis. C'est cependant bien normal : depuis la dernière fois que nous l'avons suivie, l'histoire a avancé de plusieurs années, les personnages ont bien changés ou au moins les situations dans lesquelles ils se trouvent. De nouveaux personnages font leur apparition tandis que d'autres basculent progressivement dans l'oubli (au propre ou au figuré).

Fitz aime sa vie actuelle, mais comme toujours il aimerait en avoir plus. Veiller sur sa femme et sa famille, mais aussi garder contact avec ses vieux amis, comme son mentor assasin Umbre, la reine Kettricken, sa fille Ortie maitresse de Clan d'Art, et surtout le Fou, son éternel compagnon qu'il n'a pas vu depuis 10 ans ! S'intéresser à chacun va représenter une épreuve : après tout il est toujours pour eux l'apprenti assassin, le confident royal, un Artiseur puissant nécessaire au royaume, et par dessus tout le Catalyseur du Prophète Blanc : l'homme destiné à faire changer le monde !

Je ne spoilerait pas ici, mais le 4ème de couverture est mal choisit à mon sens, puisqu'il dévoile certaines parties de l'intrigue qui ne sont que peu utilisées pour le moment (mais dans la suite, ça va bien changer !) et passe totalement sur d'autres événements qui vont prendre une importance considérable par la suite. Au final c'est un choix curieux d'accroche du lecteur, mais peut être pas plus mal.

Et si vous avez peur de vous ennuyer avec la vie un peu trop normale de Fitz (pour changer !), tenez bon jusqu'au 50 dernières pages qui vont vous ensevelir de questions sans réponses, de personnages qui s'annoncent incroyables, et une trame narrative toujours plus vaste.

La critique du deuxième volume est disponible ici.

Publié dans Fantasy, Dark, Hobb

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