Et que la lumière soit !

Publié le par Fred

Le Prisme noir est le premier tome de la saga de fantasy Le Porteur de Lumière. L'auteur Brent Weeks s'était déjà fait connaitre par son excellente trilogie l'Ange de la Nuit et a décidé de passer à la vitesse supérieure avec une nouvelle série originale.

En bref : Le Prisme est quasiment un dieu. Détenteur de toute les magies existantes, il est à la fois chef religieux, homme saint et garant de la paix dans les sept satrapies. En plus de tout, il est également un casse-cou de première catégorie, prêt à donner de sa personne et à marcher sur les pieds de n'importe qui pour parvenir à ses fins. Malgré son caractère incontrôlable c'est plutôt un bon dirigeant. Seulement il y a toujours un hic et ici il est assez simple à expliquer : c'est un imposteur. Lors de la guerre pour le pouvoir qui l'a opposé à son cher grand frère il y a quelques années il a triomphé... et plutôt de que tuer son rival il l'a capturé à l'insu de tous et pris son identité.

Gavin Guile est le Prisme détenteur des sept couleurs qui sont les sept aspects de la magie. Avec elles, il est une petite armée à lui tout seul et définitivement quelqu'un qu'on ne veut pas contrarier.

Sauf quand on est le Blanc, l'alter ego du Prisme et une veille femme rusée chargée d'équilibrer le pouvoir d'un empereur magicien et de s'assurer qu'il reste dans les rangs.

Sauf quand on s'appelle Karris et qu'on a failli être sa femme il y a quelques années. Et que depuis on appartient à un ordre de gardes du corps d'élites chargé de veiller sur le Blanc et le Prisme. Mais en priorité le Blanc et en neutralisant Gavin si nécessaire.

Sauf quand on s'appelle Andros Guile et qu'on est le redouté père du Prisme et qu'on est quatre fois plus retord et puissant que n'importe qui. Dans ce cas nobles, soldats, politiciens et esclaves sont tous des pions sur le grand échiquier chargé d'assurer la suprématie de la famille Guile et ses rêves de grandeur.

Sauf quand on s'appelle Kip est qu'on vient de découvrir qu'on est le fils bâtard du Prisme et qu'on est envoyé par sa droguée de mère pour tuer le père et se venger.

Avais-je omis de préciser que malgré sa toute puissance, Gavin Guile a quand même un certain nombre de personnes prêtes à lui compliquer la vie ? D'autant que la vie d'un Prisme est toujours courte, il ne lui reste que cinq ans à vivre et il s'était fixé cinq objectifs impossibles à réaliser avant cela...

Le Prisme Noir est un excellent livre et contrairement à beaucoup de premier tome de série il expédie assez vite la longue introduction habituelle des personnages pour nous plonger directement dans l'action. Le point de vue de Kip, le jeune bâtard inexpérimenté est parfait pour nous présenter de nouveaux éléments l'air de rien. Au contraire, chez Gavin on sent que tout ce qu'il entreprend (combat, joutes verbales, utilisation de la magie, manigances) sont issus d'un personnage bien rôdé, expert dans son domaine et habitué à mentir à tout le monde sur à peu prêt tout (nécessité oblige quand on se fait passer pour son frère j'imagine).

L'univers se veut plus sérieux que de la light fantasy, mais pas autant que la précédente trilogie de Brent Weeks qui était carrément noire. Les enjeux deviennent rapidement d'envergure, mais il y a une très nette part d'humour, surtout de l'ironie grâce au personnage de Kip ou aux actions totalement irrespectueuse de son paternel de Prisme.

Publié dans Fantasy, Favoris, Weeks

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