It's the end of the world as we know it

Publié le par Fred

Le Héros des Siècles est le troisième tome du Cycle des Fils des Brumes et reprend un peu après ou s'était arrêté le précédent. Il est pour le coup impossible de ne pas spoiler, donc si vous ne l'avez pas lu arrêtez vous là. Maintenant.

En bref : Elend est devenu fils des Brumes après avoir été sauvé par Vin, et aussi empereur par la même occasion (il peut lui dire merci, sa nouvelle impératrice a fait tout le sale travail quand même !) Il œuvre de toutes ses forces à rassembler les diverses factions éclatées de l'Empire Ultime depuis la mort du Seigneur Maître. Le problème c'est que le monde touche à sa fin.

En effet depuis les désastreux événements de l'Ascension les brumes recouvrent peu à peu le monde, tuant les cultures et condamnant l'humanité à dépérir de faim dans l'année. Pire, des chutes de cendres continuelles noient absolument tout sous des mètres d'épaisseur de poussières volcanique stérile. Pour couronner le tout, Ravage est bien déterminé à conduire le monde à sa fin à l'aide d'immenses armées de Koloss, ces machines de guerres furieuses, menées par tous les Inquisiteurs survivants, avec Marsh, le frère de Kelsier - et le plus puissant de tous - à leur tête.

Vin, pendant ce temps, se lance dans le dernier espoir de l'humanité : le Seigneur Maitre avait malgré tout anticipé sa chute, et prévu en conséquence d'immenses réserves secrètes de nourriture, d'atium et de précieux conseils sur de nouveaux métaux et pouvoirs pour vaincre Ravage. Vin sait que le combat entre humains pour les rares ressources encore disponibles ne pourra au mieux que retarder l'inévitable... Une seule chose importe avant la fin : vaincre l'espèce de dieu malfaisant qu'est Ravage. Et c'est à elle de se charger du boulot.
L'église du Survivant, formée lors de la mort en martyr de Kelsier se repose de plus en plus sur Vin, dans l'espoir que leur nouvelle déesse les sauvera de la fin du monde, c'est une bien dure responsabilité à assumer.

Inutile de le dire, ce livre comporte les plus gros enjeux de la série. Tous les éléments des précédents tomes concourent vers ce point. Des plus grandes questions mystérieuses en passant par les plus insignifiants détails, on voit que l'oeuvre de Sanderson est bel et bien un tout, prévu depuis le début pour mener à l'apothéose. Rétrospectivement, j'ai envie de relire le cycle entier pour retrouver des indices sur des révélations énormes qui m'avaient échappées à première lecture.

Il est amusant de penser que le tyran du premier tome est devenu un quasi-héros désormais. Pleins de défauts, certes, mais bien moins nuisible que ce qui attend au final l'humanité.

D'ailleurs les autres peuples sont aussi perturbés par les événement, j'ai adoré la plongée dans l'univers des Kandra polymorphes, leur société millénaire qui dévoile enfin ses secrets !

Beaucoup de choses qu'on ignorait ou croyait comprendre à tord sont révélées, et si évidemment l'allomancie est au premier plan, la ferrochimie est toujours bien présente, tout comme l'hémalurgie (la science voleuse d'âme des Inquisiteurs). Les statistiques étonnamment sont aussi au rendez-vous, mais je ne peut pas en dire plus.

Par rapport aux deux précédents tome, celui-ci se distingue (en plus de tout le reste) par une importante séparation des personnages. Plusieurs intrigues doivent être résolues avant de converger : il va dont y avoir de l'action de tout côtés. 

J'ai toujours le même coup de cœur pour Vin, décidément mon héroïne préférée, dont on apprend ici toujours plus de chose sur son passé, ses pouvoirs et sa volonté inébranlable. Les Inquisiteurs d'Acier sont également toujours aussi impressionnants, avec leurs tiges de métal enfoncée dans les yeux et le torse, de véritables montres qui m'ont favorablement marqué (au même titre que tout le monde se rappellera des Nazgûl après avoir vu le Seigneur des Anneaux).

Ce serait mon livre préféré de Sanderson s'il n'y avait pas Elend qui suscite beaucoup moins d'empathie avec sa quasi-perfection de noble moraliste. Mais bon, on ne peut pas tout avoir. Vin & Kelsier forever in my heart. Mort aux sales nobles et tout ce qui s'en suis ! On est un fanboy fidèle à ses héros ou on ne l'est pas !
Plus sérieusement : un final grandiose pour un excellent cycle, avec un bon gros tas de rebondissements inattendus !

Publié dans Fantasy, Favoris, Sanderson

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