L'Assassin Royal T1

Publié le par Fred

L'Apprenti Assassin est le premier tome de la saga l'Assassin Royal, écrite par Robin Hobb, une auteure de dark fantasy que j'adore et qui a atteint la célébrité littéraire avec ce cycle.

En bref : Fitz n'est qu'un enfant quand il réalise qu'il est le bâtard malvenu du plus aimé des princes des Six-Duchés. La mauvaise nouvelle lui parvient le jour où sa pauvre mère est forcée de l'abandonner. Envoyé à la capitale Castlecerf, il est littéralement largué dans les pattes de la royauté : advienne que pourra. Le roi Subtil commence alors à le faire éduquer et passe un pacte avec lui. Tant que Fitz le servira loyalement, il pourra compter sur sa protection. Le gamin entreprend alors la formation qui fera de lui l'outil parfait pour des négociations de l'ombre, il sera Fitz, le bâtard assassin. Tandis que les Pirates Rouges font des raids de plus en plus audacieux et transforment leurs victimes en bêtes humaines, le père de Fitz abdique en exil avec sa femme dans la honte. Dur pour un enfant de se faire des amis quand tout le monde vous considère comme le plus grand échec d'un grand homme et une menace potentielle pour les héritiers légitimes. Fitz se fera malgré tout deux amis très proches, Molly alias Bourre-Pifs petite terreur des rues et le Fou une étrange personne chargé de divertir le roi Subtil.

Premier tome d'une hexalogie devenue culte (et suivie d'une deuxième qui lui fait suite), l'Apprenti Assassin est un premier tome d'introduction classique. Assez volumineux, il prend bien soin de nous dépeindre les nombreux personnages qui jouerons un rôle dans cette aventure. L'univers est très sombre, et a la particularité d'être narré à la première personne par Fitz lui-même. C'est un peu déroutant au début quand on a pas l'habitude, mais on prend vite le pli et ça contribue grandement à notre immersion dans le récit.

Fitz est un personnage attachant qui va en voir de dures. Non mais vraiment : à chaque fois qu'on se dit qu'il se retrouve dans le pétrin mais que maintenant il a l'habitude et il va pouvoir encaisser il se produit une catastrophe supplémentaire qui vient chambouler sa vie. Jonglant entre son rôle d'apprenti assassin au service du Roi et sa vie "normale" d'enfant bâtard, Fitz est tiraillé constamment entre plusieurs loyautés

Il y a d'un côté ses amis, à qui il est obligé de mentir constamment, au détriment de leurs relations. Le Roi Subtil à qui Fitz doit littéralement sa survie, le prince Vérité, son oncle bienveillant et aussi Umbre son mentor dans les arts obscurs.

Pour compliquer les choses, Fitz dispose de deux magies distinctes. L'Art qui coule dans les veine de la ligné royale est un privilège qu'on lui jalouse, bien que méconnu. La formation pour apprendre à se rendre maître de cette puissante magie sera un véritable traumatisme. Le Vif est la capacité de comprendre les animaux et de se lier à eux. Plutôt cool sauf si on suspecte ses utilisateurs de finir par se transformer en monstre sauvages inhumains. Posséder cette magie c'est donc être souillé, indigne. Cela fera juste un secret de plus à accumuler auprès de ses proches.

Un peu lent à démarrer ce premier tome se fini par un crescendo dramatique qui m'a poussé à me jeter sur la suite à toute vitesse, et je ne l'ai pas regretté. La patte de Robin Hobb est au rendez-vous : beaucoup d'émotions dans ce premier tome, beaucoup de mélancolie, de haines et d'amours. De la violence (métier d'assassin oblige) mêlée à des scènes touchantes tout au long du parcours initiatique. Fitz est au début un enfant non voulu et un peu perdu, il terminera ce tome en jeune homme forgé par des épreuves qui le changerons à jamais.

Coup de cœur personnel pour le Fou et Kettrichen deux personnages totalement différents mais que j'ai appris à adorer.

Publié dans Fantasy, Dark, Hobb, Favoris

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