La fin est proche...

Publié le par Fred

Isaac Asimov c'est le père de la robotique en Science-Fiction : c'est l'auteur du cycle des Robots (avec les fameuses lois de la robotiques) ayant donné une adaptation en film (largement détournée mais sympathique à regarder) I, Robot, avec Will Smith dans le rôle principal. Aujourd'hui on s'attaque à son œuvre littéraire la plus connue, j'ai nommé Fondation, du cycle du même nom.

En bref : pendant treize mille ans l'Empire s'est étendu sur la galaxie. Trantor sa glorieuse capitale est un monde-cité de quatre cent milliards d'individus baignant dans la technologie... et pourtant le déclin a déjà commencé. Le savant Hari Seldon a inventé la psychohistoire, une science qui étudie le comportement des masses pour prédire l'avenir dans ses grandes lignes. Il a prédit la chute de Trantor la décadente, de l'Empire et même les trente mille ans de barbarisme qui vont suivre. Impossible maintenant d'empêcher la fin imminente de la civilisation... Sauf si on établi une Fondation chargée de sauver les connaissances de l'humanité, bien à l'abri à l'autre bout de l'univers. Ceci est le début des mille ans d'histoire nécessaires pour passer du statut de blague morbide sur la fin du monde à un nouvel et meilleur Empire galactique.

Le premier tome de Fondation est composé de cinq nouvelles d'une cinquantaine de pages chacune racontant différentes périodes de l'histoire. Initialement sur Trantor où les fondateurs du projets sont décriés comme cinglés ou prophètes de malheur, on ira par la suite sur une toute petite planète sans ressources, Terminus, pour suivre l'évolution de tout un peuple livré à lui même.

Si le comportement des individus dépend de bien trop de variables pour être deviné à l'avance, celui de milliards d'individus sur des milliers de planètes reste prédictible en appliquant les lois des grands nombres. C'est en tout cas ce qu'affirme Hari Seldon, premier des Fondateurs. Au cours de son histoire mouvementée, la Fondation aura affaire à des crises. Domination des voisins militaires, crises économiques, politiques, religieuses même, toutes ont été prévues, calculées à l'avance par le vieux savant. Il a laissé aux générations futures des pistes pour les aider à résoudre leurs problèmes, malgré tout ils ne sont pas sortis de l'auberge.

Bien que datant de 1951, Fondation n'a pas vieilli et reste un monument à part dans l'histoire de la SF. Le cycle de Fondation à l'avantage grâce à son style épuré de se lire vite en coupant sur les longues descriptions superflues. C'est idéal par exemple si vous lisez par courtes périodes dans les transports (ou au bureau pendant que votre boss n'est pas là...). Peu de gros lasers et de combats ici, mais beaucoup de dialogues et d'actions menés par les leaders incongrus de chaque époques : c'est dans une aventure sur plusieurs générations que nous sommes embarqués. Au final, Fondation c'est un aperçu parfait du style concis et expéditif d'Asimov qui sait nous plonger rapidement dans son univers futuriste.

Le format nouvelles permet de passer rapidement d'une époque à l'autre mais peut déstabiliser le lecteur en donnant l'impression de sauter du coq à l'âne. Soyez rassurés cependant, la suite de Fondation est d'aussi bonne qualité mais dans un format un peu plus long et proche du roman classique, c'est une trilogie que je recommande vivement !

Publié dans SF, Favoris, Asimov

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