La Fin justifie les moyens

Publié le par Fred

Dernier meurtre avant la fin du monde est un polar résolument sombre écrit par Ben H. Winters.

En bref : la fin du monde est proche (merci le titre !). Elle est programmée pour dans 6 mois, quand un astéroïde éliminera la quasi-totalité de l'humanité. Pire les gens sont au courant et ils ont commencé à baisser les bras. Ambiance sombre et désespérée au rendez-vous !

Sauf pour le tout nouvel inspecteur Hank Palace, bien décidé à faire ses preuves en résolvant le meurtre d'un assureur que l'on a fait passer pour un simple suicide.
Mais Hank le sait bien, malgré le manque de preuves, et le fait que le taux de suicides en explosion depuis l'annonce de la catastrophe : cette affaire il s'agit bel et bien d'un meurtre et il ne va pas lâcher le morceau !

Dans une société qui s'effondre progressivement, avec un gouvernement qui perd les pédales (on lui pardonnera pour une fois), un système judiciaire inerte (bis), mener l'enquête ne sera pas facile. Après tout, personne n'en a plus rien à carrer d'un petit meurtre de rien du tout face à la fin imminente de l'humanité et des soap humoristiques du jeudi soir. Sauf Hank évidemment. Tout le monde ne pense plus qu'à court terme. Les risques et les projets d'avenir sont réévalués en fonction de la nouvelle espérance de vie affreusement courte.
Faisant bonne figure, l'un des rare flic encore motivé se lance sur la piste. Mais la question se pose, y a-il vraiment eu meurtre, ou bien ne s'agit-il que d'un leurre, pour empêcher son esprit de se concentrer sur l’inéluctable (et imminente) fin de l'humanité ?

Bien que n'appréciant assez peu les romans policiers pour leur facette "je vous masque des indices clés pour ne pas que vous deviniez la fin", qui se traduit trop souvent par un "TADAAAA ! Grâce au coup de chapeau sorti de nulle part, l'assassin était en fait la salle à manger, utilisant le colonel moutarde dans le lampadaire, vous ne l'aviez pas vu venir, hein ?".

Bref, malgré tout j'ai bien aimé Dernier meurtre avant la fin du monde. Premièrement  pour son ambiance sombre et dramatique (oui, du drama, j'aime toujours autant ça). Ensuite pour l'inspecteur Hank qui est le stéréotype du jeunot qui veut faire ses preuves au milieu d'une bureaucratie paresseuse composée de vieux briscards qui ne l'écoutent pas vraiment.

Un scénario plutôt dynamique, avec des moments touchants malgré quelques petites lourdeurs occasionnelles, mais qui contribue dans l'ensemble à me réconcilier avec le genre.

 

Publié dans Divers

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