La Reine des Sortilèges

Publié le par Fred

couverture la reine des sortilègesLa Reine des Sortilèges est le deuxième tome de la saga de fantasy la Belgariade par David Eddings. Grand classique du genre, il fait suite au Pion Blanc des Présages.
 
En bref : Le jeune Garion s'est retrouvé embarqué dans une aventure, ce qui n'était pas pour lui déplaire, surtout avec la compagnie de celui qu'il a toujours connu comme Sire Loup et qui est en fait son grand père et un puissant magicien. Les choses se sont gâtées pour lui quand il a compris que l'acariâtre tante Pol serait du voyage. Et sans compter les repas froids et fatigants, les attaques impromptues et le risque de se faire tuer à tout moment. Ayant déjoué presque par hasard un complot dans le glacial nord, Garion voit sa compagnie se renforcer à la recherche de la toute puissante Orbe d'Aldur : un artefact si puissant que même l'orgueilleux dieu Torak en a peur. Garion va progressivement prendre conscience de l'importance de leur quête à mesure que les dangers se multiplient, et franchir bien plus vite que prévu le cap de l'enfance à l'âge adulte...
 

La Reine des Sortilège est peut être mon préféré (avec le suivant) des deux pentalogie de David Eddings. Ce n'est plus un tome d'introduction comme le précédent, les mystères commencent à être révélés (mais pas tous d'un coup, il ne faudrait pas abuser) et on commence à bien profiter du caractère bien trempé de nos aventuriers.

Le présent volume va nous faire traverser trois pays totalement différents. En premier, l'Arendie, un pays de chevalier et de gentes damoiselles comme dans les contes... et déchiré par des querelles intestines au nom de l'amour et de l'honneur. Ces messieurs se révélerons souvent trop obstinément brave et présenterons une menace, tandis que ces dames vont terrifier le jeune Garion. Au grand dam de ce dernier, être de la famille des tout puissants Belgarath et Polgara (Sire Loup et Tante Pol) lui apporte une certaine popularité. Les premières échauffourées de Garion avec la gente féminines sont assez drôles, à son insu !
 
Ensuite, c'est la Tolnedrie : le pays des rapaces conspirateurs. Le Tolnedrain moyen aime l'argent plus que son prochain, et il videra ses poches si nécessaire pour corrompre ou impressionner ses voisins et acquérir plus de pouvoir. A l'aube d'une guerre civile avec le vieil empereur mourant nos amis doivent traverser le pays. Ils y rencontrent les ennuis habituels bien sûr, mais surtout C'Nedra la fille de l'empereur et à demi-dryade. Cette jolie petite peste au caractère de cochon a l'habitude qu'on lui passe ses caprices. En temps normal elle ne ferait qu'une bouchée de nos aventuriers en les manipulant, mais Polgara est deux fois plus tenace et beaucoup plus imposante, aussi elle va devoir se tenir. Enfin sauf avec Garion, mais aussi il commence à prendre l'habitude...
 
Dernier pays traversé, la Nyissie est une terre de marécages et de plantes empoisonnées. Dirigée par leur reine immortelle, épouse d'un Dieu, ils ont longtemps été les ennemis des peuples Aloriens, surtout après avoir assassiné la lignée de Garion. Et évidemment l'Orbe traverse leur territoire...
 
On retrouve dans ce tome les ingrédients habituels qui font le succès de ce cycle : variété de cultures et de peuples, personnages au caractère bien trempé et humour léger. De la light fantasy comme on l'aime, une des œuvres fondamentales du genre, particulièrement appréciable si vous débutez dans ce type de lecture. Pourtant, malgré la légèreté du ton, quelques événements bien plus sombrent laissent présager une montée en puissance par la suite. Notamment Garion qui émerge progressivement du carcan protecteur de sa famille de sorciers pour agir par lui même et prendre ses responsabilités (et ses erreurs !).

Publié dans Fantasy, Light

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